Putain de merde.
Toi, oui, Toi, tu m'as fais du mal. J'ai appelé le tribunal, j'ai moi, oui, moi, Maxine, carte blanche pour appliquer ta sentence, à Toi, Alexandre. Que puisse-je te faire de plus terrible que la mort elle-même? Je voudrais que tu pleures, je voudrais que tu cours dans ta maison, haletant, que tu cherches la sortie des enfers, et que tu te cognes contre les murs, que tu exploses en larmes, que tu te débattes comme un poisson qu'on aurait sorti de l'eau. Il faut que tu ne cesses de pleurer, contre tes meubles froids, que tu t'arraches les cheveux, que tu pousses des cris, que tu sers les poings, que tu t'exploses les veines au rasoir. Même avec tout ça, tu ne ressentiras ni la haine, ni la peine d'être abandonnée. Ni la honte, de n'arriver à te lâcher. Ni la terreur du silence, ni le gouffre béant du coeur. Crois-moi ou non, mon amour.
Je fais ça pour ton bien.
Il eusse fallut que tu vois, mais tu n'as point vu. Maintenant tout est terminé, et le calme a repris le dessus, sur mon esprit. On efface tout, et on recommence. Sache que je te pardonne, parce que tu es pardonnable Toi, parce que tu ne fais pas exprès, tu vis dans le vrai monde, tu es adolescent avec un besoin banal d'amis. Je peux comprendre. Je peux oui, je te comprends. C'est peut-être ça aimer. Pardonner tes travers. Je t'en prie, apprends à marcher droit, désormais. Ferme les yeux, respire. Tu es si merveilleux. Regarde ton reflet. Ressaisis-Toi, puisque peu de temps nous sépare. J'ai oublié.
Retour en arrière, et nouvelle ère.